Photo au festival du 100e Singe

« Produire, partager, accueillir dans un lieu implique de pouvoir s’y installer, envisager à plusieurs voix et plusieurs mains un horizon commun.

Les projets prennent corps et les liens se tissent dans des lieux, des bâtiments, des territoires, qui incarnent l’espace commun. Or la précarité des conditions d’installation menace de réduire à néant les efforts des équipes professionnelles et bénévoles qui apportent un soin quotidien à des bâtiments-outils, souvent vétustes, et déploient patiemment des usages communs, pluriels, qui ensemble font du lieu la scène du commun.

Protéger ces usages, c’est repenser la propriété comme un faisceau de droits de ceux qui viennent exercer dans ces lieux leur métier et leurs droits culturels. Alors que l’Italie a admirablement su apporter des réponses pour fonder juridiquement les biens communs culturels — une bataille continuée– il est temps pour nos lieux culturels en commun de s’équiper d’outils de propriété collective qui pensent des solidarités juridiques et financières. « Faire atterrir » nos projets dans des lieux, c’est défendre les liens et les activités qui s’y nouent, les préserver d’ une utilité jetable, recyclable, et affirmer leur nécessaire possible au long court sur leur territoire dans un contexte de pression immobilière grandissante. »

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