Inventer le lieu de travail de demain

Notre rapport au travail est en profonde mutation, du fait de la numérisation, de l’automatisation grandissante, mais aussi d’une perte de sens généralisée.

Plus 80% des salariés pensent que leur travail n’apporte pas de sens à leur vie et leur désengagement pose de plus en plus de difficultés aux entreprises.

Les pathologies sont massives (burn-out, brown-out, bore-out). Et les reconversions professionnelles explosent (les statuts d’indépendants, auto-entrepreneurs ont fait un bond 20% en quelques années).

Nous sommes de plus en plus nombreux à essayer de trouver des nouvelles formes de travail qui nous permettent d’être plus indépendant, de ne plus passer notre temps dans les trajets pour nous rendre sur notre lieu de travail, de mettre du sens et de l’impact dans notre action quotidienne.

Ce sont les freelances, les auto-entrepreneurs, les indépendants, les télé-travailleurs mais aussi les néo-agriculteurs, les artisans, qui (ré)inventent, expérimentent de nouvelles façons de travailler, de nouveaux métiers.

Ces nouvelles façons de travailler font émerger de nouveaux besoins : mutualiser les espaces, les compétences, collaborer, se rencontrer, mettre de la convivialité dans notre quotidien professionnel.

Au 100e Singe, nous créons ce nouveau lieu, ce « tiers-lieu » (entre notre lieu de travail et notre lieu personnel) dans lequel on peut venir travailler, développer son projet professionnel, et collaborer avec d’autres professionnels de tous les secteurs, partager des moments de convivialité, apprendre de nouvelles compétences.

Nous sommes convaincus que les tiers-lieux, des lieux de travail d’un genre nouveau s’adaptent idéalement au territoire périurbain et permettent de le faire revivre.

Ces périphéries, qui hébergent plus de 50% des actifs, sont aujourd’hui consacrées aux zones commerciales et résidentielles, et se sont transformées en quelques années en « villages-dortoirs ». Nous souhaitons faire revivre ces territoires :  leur donner la chance de pouvoir accueillir le dynamisme de la ville et y réintroduire des activités agricoles sobres et durables pour nourrir les citoyens.

80

Des salariés pensent que leur travail 
n’apporte pas de sens à leur vie. 

29

Des salariés sont en situation d’hyper-stress considérée comme dangereuse pour leur santé.

30

Des actifs se sont reconvertis professionnellement, pour 1/3 en tant qu’indépendant ou chef d’entreprise.

30

Des reprises d’activités agricoles sont faites par des personnes en reconversion professionnelle dans l’agriculture.

Une gouvernance collective au cœur du projet

Le collectif des 99 Singes est un collectif d’initiative citoyenne, dont les membres sont des professionnels tous issus de milieux différents (salariés, télé-travailleurs, agriculteurs, indépendants), qui structurent depuis trois années le 100e Singe.

Voici quelques-unes de ces personnalités qui co-construisent le tiers lieu du 100e Singe :

Lieu de travail - Amandine Largeaud

Amandine Largeaud

Coordination du 100e Singe

A l'initiative du projet du 100e Singe. Dix dernières années au Burkina Faso, en charge de deux projets à fort impact social (l'un concernant la formation massive des jeunes au numérique, le second sur la valorisation des productions locales agroécologiques). Coordonne l'ensemble du lieu.

Lieu de travail - 100e Singe - Sasha portrait

Sacha Danjou

Maraichage sur Sol Vivant / gourvernance partagée

Ingénieur réseau, il se reconvertit professionnellement en tant que maraicher, avec l'envie de développer des pratiques Sur Sol Vivant.

Lieu de travail - Fabien Moritz

Fabien Moritz

Gestion / comptabilité

Doctorant en cristallographie et développeur informatique. Se spécialise dans l'agriculture maraîchère biologique (BPREA) en s'attachant aux formes collaboratives agricoles, permettant d'exercer en double activité.

Lieu de travail - David Alexandre Lobry

David-A. Lobry

Coordination de l'Espace-Test / Formation

Ingénieur agronome, ancien responsable de la production maraichère bio sur la ferme expérimentale de la Montana State University. De retour en France, il devient indépendant formation/conseil en maraichage biologique. Anime l'espace-test agricole et appui le développement de la micro-ferme.

Lieu de travail - Charly Boutié

Charly Boutié

Micro-ferme / espaces agricoles

Sociologue, caméraman et fromager. Propriétaire des terres appartenant à son grand-père qu'il a mises à disposition du 100e Singe.
Travaille en tant que maraîcher au développement de la micro-ferme, principalement en permaculture.

Lieu de travail - Muriel Mazot

Muriel Mazot

Communication - Relations presse

Slasheuse dans l'âme, du journalisme à l'évènementiel, en entreprise ou à son compte.
En transition depuis quelques mois vers un projet d'accueil intégrant permaculture et anglais.

Participer au projet du 100e Singe

Expérimentez le travail de demain

Vous pouvez rejoindre l’Espace-Test Agricole ou l’espace de coworking et faire partie des premiers professionnels qui expérimentent sur le lieu que nous co-créons ensemble.

Rejoindre les espaces du 100e Singe 

Financezune expérimentation du monde de demain

Vous souhaitez que votre argent fasse germer des projets qui ont du sens et que votre voix compte dans leur développement.

Prenez une ou plusieurs parts sociales dans la Coopérative du 100e Singe (Société Coopérative d’Intérêts Collectifs).

Nous contacter pour plus d’informations

Être partenaired'un projet d'innovation sociale

Vous êtes un partenaire institutionnel ou privé : vous pouvez nous soutenir financièrement ou techniquement.

Vous êtes un propriétaire terrien, une collectivité : vous pouvez contribuer à réimplanter une agriculture sobre et durable.

Nous contacter pour plus d’informations

Le territoire périurbain, un lieu pilote pour expérimenter

100eme Singe - Travailler autrement - Tiers lieu agricole - Belberaud

Pour concrétiser sa vision, le 100e Singe possède un lieu pilote rare, situé à seulement 20 minutes de Toulouse, proche de Labège, dans la ville de Belberaud, en territoire périurbain.

Une ferme du XVIIIe siècle, chargée d’histoire, de 400m² se transforme en terrain fertile pour la réinvention d’un nouveau modèle. Typique de la région Lauraguaise avec son pigeonnier, entourée de sept hectares de champs, la ferme appartenait aux grands-parents agriculteurs de Charly, membre du collectif.

Cette « Borde » a vécu le mouvement du regroupement des métiers paysans à la fin du XVIIIe siècle.

En inventant sur ce site le lieu de travail de demain, le 100e Singe poursuit une histoire commencée il y a des centaines d’années et lui permet de s’ancrer comme acteur des grands enjeux de demain : agriculture saine et durable, révolution du travail, circuit-court, lien social et résilience.

Ce lieu pilote est ancré dans un territoire qui ressemble à la plupart des périphéries urbaines françaises, mais avec quelques spécificités :

Le 100e Singe se situe à 15 km au Sud-est de Toulouse. 20 minutes qui se transforment en plus d’une heure d’embouteillages aux heures de pointes, dégradant la vie des actifs et augmentant la pollution. A 5 km se trouve l’un des grands technopoles de France, bassin de 25.000 emplois technologiques.

Dans 5 ans, le terminus du métro toulousain se situera à seulement 3 km, ce qui va bouleverser la répartition des espaces agricoles et le rapport au territoire.

L’origine du nom

Lieu de travail - Visuel 13

Le curieux nom du 100e Singe vient de la Théorie dite 100e Singe.

C’est la théorie de la masse critique, porteuse d’espoir, qui affirme qu’une prise de conscience individuelle, alliée à un effet de nombre (sans que la majorité soit nécessaire), peut permettre le changement à l’échelle de la société.

Développée dans les années 50, elle est issue d’une expérimentation menée par des scientifiques sur une colonie de macaques d’une île japonaise. Les chercheurs avaient pris l’habitude de nourrir les singes en leur jetant des patates douces dans le sable. Un petit groupe de macaques s’est alors mis à prélaver ses patates douces dans la rivière proche.

Les scientifiques ont pu observer qu’après que le 99ème singe eut reproduit ce comportement (99 étant un nombre théorique), l’ensemble des singes de l’île se mirent simultanément à adopter le même comportement. Et sans transmission apparente, l’ensemble des colonies de singes des autres îles se mirent également à laver leurs patates dans l’eau.

Lire le manifeste